La loi n° 49-16 relative aux baux d’immeubles ou de locaux loués à usage commercial, industriel ou artisanal, encadre les relations entre bailleurs et locataires de locaux à usage commercial, industriel ou artisanal au Maroc. Voici ses principales dispositions sur le bail commercial :
- Champ d’application de la loi 49-16
La loi s’applique à tous les baux portant sur des immeubles ou locaux exploités à des fins commerciales, industrielles ou artisanales.
Pour bénéficier de la protection légale, le locataire doit être immatriculé au registre du commerce et exercer son activité de manière effective et continue dans les lieux loués.
- Le droit au renouvellement du bail
Le locataire qui occupe le local depuis au moins deux ans et qui respecte ses obligations bénéficie d’un droit au renouvellement du bail.
Le bailleur ne peut refuser ce renouvellement que dans des cas précis, notamment :
- non-paiement du loyer,
- destruction totale ou partielle du local,
- ou faute grave du locataire.
En cas de refus injustifié, le bailleur doit verser une indemnité d’éviction proportionnelle au préjudice subi par le locataire.
- La révision du loyer
La révision du loyer peut être demandée tous les trois ans, à la hausse ou à la baisse, selon la valeur locative réelle du bien.
Cette révision doit tenir compte de l’évolution économique, de l’état du local et de la situation géographique.
- Cession du bail et sous-location
Le locataire peut céder son bail commercial ou son fonds de commerce sans l’accord préalable du bailleur, sauf clause contraire prévue dans le contrat.
Toutefois, il doit informer le bailleur par voie judiciaire.
La sous-location, quant à elle, nécessite une autorisation écrite du propriétaire.
- Fin du bail et procédure de congé
La résiliation ou le non-renouvellement du bail doivent être motivés et notifiés par acte extrajudiciaire.
Le locataire dispose d’un délai de recours pour contester la décision du bailleur et, le cas échéant, réclamer une indemnité d’éviction.
- L’indemnité d’éviction
Lorsqu’un locataire est évincé sans motif légitime, il a droit à une indemnité équivalente à la valeur de son fonds de commerce.
Cette indemnité couvre :
- la perte du local d’exploitation,
- le manque à gagner,
- et les frais liés au transfert ou à la cessation d’activité.


